Zenden "garde les pieds sur terre"

Zenden "garde les pieds sur terre"
Décisif contre Paris avec un but, puis contre l'Ajax où son coup franc contré a été transformé en but (synonyme de qualification) par Mears après deux remises de Taiwo et Samassa et enfin samedi soir contre Nantes avec, tout d'abord, un coup franc pour le premier but inscrit par Civelli puis un centre dévié par Alonzo qui a fini sa course sur la tête de Brandao pour le second but, Bolo Zenden est véritablement l'Olympien en forme du moment. «On s'est dépassés. On a fait un bon match avec des occasions. On a mis Nantes sous pression. La première période manquait de tempo. En seconde mi-temps avec l'entrée de Ben Arfa et moi-même, nous avons essayé de mettre encore plus de pression sur la défense nantaise» analyse le Hollandais.

En battant Nantes, les Olympiens ont renoué avec la victoire en Ligue 1 dans un stade Vélodrome où, s'ils ne perdaient pas, ils ne parvenaient plus à s'imposer. «On a marqué deux buts et on a gagné à domicile où nous rencontrions quelques problèmes ces derniers temps. On finit ces dix jours sur une victoire» souligne Bolo Zenden.
Les trois points acquis face à Nantes permettent à l'OM de prendre, en attendant les résultats de dimanche, la tête du classement. «Avant le match, tout le monde disait que l'OM avait réalisé une grande semaine. Dans le vestiaire, nous avons dit qu'il ne fallait pas laisser tomber les trois points et faire de cette belle semaine une belle dizaine de jours. En faisant une contre-performance contre Nantes, les résultats de la semaine seraient tombés à l'eau» estime le milieu de terrain.

Mais si l'OM est sur un nuage en ce moment, Bolo Zenden ne s'enflamme pas. Avec sa grande et longue expérience du haut niveau, il sait qu'un championnat n'est jamais joué avant le terme de la saison. «On est en tête du classement, on est fiers mais il reste neuf journées et Lyon joue dimanche. On garde les pieds sur terre. Là, c'est l'euphorie à Marseille mais si on perd, le vent peut tourner. J'espère que nous sommes assez matures pour se dire que les médailles sont distribuées à la fin».

En attendant cette fin de saison qui s'annonce passionnante, les joueurs qui ne sont pas retenus en sélections vont pouvoir profiter d'une trêve internationale de dix jours avant de se replonger dans le championnat. «On va se reposer pour retrouver de la fraîcheur car les matches de Paris et de l'Ajax ont coûté beaucoup d'énergie. On va soigner les pépins, se remettre à 100% parce que des joueurs ont eu du mal à gérer les derniers matches. Certains joueurs partent en sélection, ça fait aussi du bien de changer d'air».
# Posté le lundi 23 mars 2009 05:21

E. Gerets : «Zenden et Ben Arfa ont fait basculer le match»

E. Gerets : «Zenden et Ben Arfa ont fait basculer le match»
L'OM a mis une période à se mettre en route avant d'accélérer...
On s'est un peu endormis en première mi-temps. Le rythme était trop lent. En seconde période avec les changements, on a été mieux dans le match dès la première seconde. On sentait que l'on pouvait marquer à n'importe quel moment. On aurait pu marquer quelques buts de plus. 4-0 ou 4-1 aurait été plus honnête. Finalement, c'est une semaine extraordinaire.

L'OM se retrouve en tête du championnat. Pensez-vous au titre ?
J'ose le dire car cela me fait rigoler quand j'entends nos concurrents, là où il y a du bon vin, dirent qu'ils ne pensent pas au titre. Laurent Blanc se sent comme un poisson dans l'eau, il n'a pas beaucoup de pression.

Qu'est-ce que cela vous fait de voir l'OM en tête du classement ?
Cela fait plaisir mais il y a un match important dimanche, on verra après le match.

Ce soir, l'OM a aussi renoué avec la victoire en L1 à domicile après deux matches nuls...
La réaction en seconde période a été bonne. Dommage que nous n'ayons pas marqué un troisième et un quatrième but. Je suis assez content de la seconde mi-temps malheureusement en première période, notre jeu était trop lent. Compliments à Zenden et Ben Arfa. Ils ont fait basculer le match. L'entente entre Taiwo et Zenden sur la gauche devient intéressante

C'est une belle semaine que l'OM vient de vivre...
Oui, c'est le moins que l'on puisse dire. Il y a dix jours il y avait plein de questions. C'est bien mais je suis sûr que mes joueurs ne vont pas commencer à rêver mais on se rend compte que malgré toutes les critiques, justifiées parfois d'ailleurs, nous ne sommes pas mal.

La trêve internationale arrive-t-elle au mauvais moment ?
J'aurais préféré continuer plutôt que de donner tous mes internationaux aux différentes sélections car cela va les fatiguer.

On vous a vu heureux pour Renato Civelli après son but...
Beaucoup... Il n'a jamais rien lâché. Il a eu des problèmes avec une pubalgie, une opération, puis il a eu son accident de pêche. Cela a été très sérieux. Il a pu se reposer cette semaine. Il avait joué plusieurs matches de rang alors cela lui a fait du bien car il a été très présent défensivement et offensivement.
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# Posté le lundi 23 mars 2009 05:19

OM 2-0 NANTES L'OM MET LA PRESSION !

OM 2-0 NANTES  L’OM MET LA PRESSION !
Cet OM grandit au fil des matches. Cela devient incontestable. Si cette équipe avait déjà montré beaucoup de choses la semaine dernière entre Paris et la Hollande, elle a remédié à l'un de ses maux récurrents ce samedi. A savoir gagner au Vélodrome en championnat face à un mal classé sans complexes et d'effacer ainsi les souvenirs du Mans ou de Valenciennes (0-0 à chaque fois à domicile).
Car contrairement à ces deux précédents à domicile, le succès face à Nantes permet de saisir une réelle occasion au classement. Il offre ainsi une place de leader, certes provisoire, mais qui met pour la première fois depuis longtemps la première place de Lyon en vrai danger avant son match contre Sochaux.



Le jeu


Si l'équipe de départ présentait un profil très offensif, les entrées à la pause de Zenden et Ben Arfa à la place de Niang et Koné amenaient un vrai impact dans le jeu de l'OM. Rentable en championnat, la soirée a également démontré les facultés d'adaptation de l'OM et l'apport incontestable de son banc. Ainsi, comme ce fut le cas à Amsterdam, les Olympiens ont su faire évoluer leur jeu au cours de la partie avec notamment les entrées décisives de Zenden et Ben Arfa à la pause. La conséquence fut-elle directe ou pas ? Les deux buts marseillais de Civelli et de Brandao sont intervenus dans la foulée. Et la partie devint totalement sous l'emprise marseillaise, jusqu'au bout.
Ce n'était pourtant pas le cas en première période. Alors qu'Erik Gerets relançait l'équipe alignée à Paris – seul Niang remplaçait Zenden – la première période donnait plus à penser que l'OM allait peiner pour faire la différence. Il n'y eut ainsi presque rien à signaler. Malgré la bonne combinaison entre Brandao et Koné (2e) ou la volée contrée de Civelli (11e), le jeu était plutôt terne. Nantes se montrait même assez dangereux avec le bon centre (18e) ou la tête de Bagayoko (35e). Pas grand-chose comparé à l'entame de la deuxième période des Olympiens.
Alors que Zenden et Ben Arfa prenaient les places de Koné et Niang, un centre du Hollandais trouvait dans la foulée Brandao dont la volée à bout portant obligeait Alonzo à une belle parade (46e). Si Valbuena voyait son lob mourir au-dessus des filets nantais (53e), l'hyperactivité marseillaise payait très vite.
Sur un coup franc venu de la gauche de Zenden, Civelli reprenait de la tête avec rage pour inscrire un premier but qui semblait alors inévitable (55e, 1-0). Une explosion du Vélodrome qui devenait déflagration en une poignée de minutes. Ben Arfa centrait pour Zenden dont la reprise de volée était contrée mais le Hollandais parvenait à centrer de nouveau pour Brandao qui marquait de la tête (58e, 2-0). Les deux entrants faisaient mouche. Et le jeu olympien de s'emballer totalement face à des Nantais désemparés. De quoi offrir quelques vagues blanches à intervalles rapprochés.
Très en jambes, Ben Arfa mettait encore Valbuena en bonne position mais sa reprise passait juste au-dessus du cadre (79e). Un air de fête planait alors sur un Vélodrome qui psalmodiait ses héros devenus leaders du championnat. La conclusion d'une belle semaine. Les prémices d'une fin de saison passionnante.
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# Posté le lundi 23 mars 2009 05:16

OM-Nantes : Les échos

OM-Nantes : Les échos
Pape Diouf en dédicace au Musée-Boutique
Le 10 mars dernier sortait « De but en blanc » le livre d'entretiens de Pape Diouf réalisé avec Pascal Boniface. Ce samedi, deux heures avant le coup d'envoi de la rencontre, le président de l'Olympique de Marseille était au Musée-Boutique du stade Vélodrome pour y dédicacer son livre. Plusieurs centaines de supporters se sont succédées pendant plus d'une heure pour un autographe, une photo ou un petit mot. Pape Diouf a même eu la visite de l'ancien Olympien Bruno Gemain !




Joyeux anniversaire
Les sections Champagne et Ile-de-France des Yankee étaient présentes au stade Vélodrome à l'occasion d'OM-Nantes afin de fêter respectivement leur 15 et 10 ans. Après la rencontre, tous les Yankee se sont retrouvés au local pour une grande soirée d'anniversaire.


Le retour de Larièpe
Christian Larièpe, ancien entraîneur de la réserve olympienne et actuellement directeur technique du FC Nantes a fait le déplacement avec les Canaris. C'est avec plaisir qu'il a retrouvé le stade Vélodrome et les membres du staff olympien.


Le Shakhtar veut garder sa deuxième place sous les yeux de Gerets
Deuxième derrière le Dynamo Kiev, le Shakhtar, futur adversaire de l'OM en quart de finale de la coupe Uefa, cherchera à conforter son statut de dauphin à l'occasion de la réception de Vorskla (5e) dimanche en championnat. Un match qui sera suivi par Erik Gerets et son adjoint Dominique Cuperly. Les deux entraîneurs marseillais s'envoleront pour l'Ukraine dès dimanche matin pour superviser le Shakhtar.
Le 5 avril, quelques jours avant d'accueillir l'Olympique de Marseille, Donetsk sera allé en déplacement sur le terrain du Metalurh Zaporizhya.

La réserve tombe à la troisième place
Quelques heures avant le coup d'envoi, la réserve de l'OM a fait match nul, 0 à 0, sur sa pelouse face à Nice. Malheureusement dans le choc entre Le Pontet, premier, et Saint-Raphaël, troisième, les Varois l'ont emporté sur les Vauclusiens, 2 à 0. Du coup, Saint-Raphaël double l'OM alors que Le Pontet reste leader mais voit son avance se réduire.

Et 100 arbres de plus !
Pour chaque but marqué en Ligue 1 à domicile, Direct Energie s'est engagé à planter 50 arbres dans un domaine proche de Lambesc dans les Bouches-du-Rhône. Alors que contre Le Mans (0-0) et Valenciennes (0-0), le compteur était resté bloqué à 1100, il est désormais de 1200 avec les deux réalisations olympiennes de ce soir, face à Nantes.
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# Posté le lundi 23 mars 2009 04:57
Modifié le lundi 23 mars 2009 05:18

PSG 1-3 OM : E-N-O-R-M-E !

PSG 1-3 OM : E-N-O-R-M-E !
E-N-O-R-M-E. Remporter une telle victoire en terre hostile dans un match doté d'un tel enjeu ne mérite pas d'autre qualificatif.
C'était le match à gagner. Parce que c'était le grand classique du championnat. Parce qu'il y avait une revanche à prendre après la première manche. Parce que la déroute lyonnaise à Gerland deux heures plus tôt avait placé plus haut encore le sommet.
L'OM l'a fait. Brillamment. N'ayons pas peur des mots. L'équipe phocéenne a signé dimanche soir sa plus belle victoire au Parc des Princes depuis... Depuis quand ? Aussi loin que puisse fouiller notre mémoire, on n'a pas souvenir dans les 15 dernières saisons de succès à Paris plus maîtrisés que celui-là.


Le jeu

Le jeu en pivot de Brandao fut un calvaire pour la défense parisienne, tout comme l'activité de Zenden sur la gauche, et les percussions de Valbuena. Il y avait une classe d'écart entre les deux formations. Et cela a sauté aux yeux dès les premiers ballons. Une évidence. Placé haut sur le terrain, les Phocéens ont tout simplement confisqué le cuir. Moins de dix minutes, et déjà les tirs pleuvaient en direction des buts de Landreau. Anesthésié par l'enjeu et pris de cours par le pressing marseillais, le PSG ne rendait pas coup pour coup. Loin s'en faut. Il courait le plus souvent après le ballon. Et quand ils l'avaient, les Franciliens voyaient leurs transmissions coupées net le plus souvent.
Aussi, l'ouverture du score, aussi belle soit-elle, n'en apparut pas moins parfaitement logique. Brandao remisait en talonnade ( !) sur Zenden. L'infiltration du Hollandais laissait la défense parisienne sur place, tout comme sa frappe du gauche qui s'en allait caresser le petit filet dans un grand cri de bonheur dans la zone visiteuse (0-1).

L'abattage de Cheyrou et Cana au milieu, et le travail de harcèlement de Valbuena étouffaient ensuite toute réaction. Et quand ce n'était pas suffisant l'axe Civelli-Hilton venait écarter le danger. Il aurait du en être ainsi jusqu'au repos. Mais sur une de ses sporadiques actions offensives, le PSG égalisait. Hoarau exploitait la règle du hors-jeu de position pour déstabiliser la charnière marseillaise par une course-écran qui plaçait Giuly en position idéale sur une ouverture de Luyindula. L'ancien barcelonais ajustait son tir, et remettait en selle son équipe (1-1) de façon heureuse.

Tout était à refaire. Mais les mouches avaient-elles changé d'âne ? Pas vraiment. Les Marseillais déroulaient, et déroulaient encore. Donnant le tempo du match, à l'image de cette accélération qui obligeait Camara à sécher Zenden juste avant la limite. Coup-franc, carton rouge. Et sacrifice inutile. La parade de Landreau sur le coup de pied de Zenden revenant pile sur Koné pour le 2e but olympien (54e, 1-2).

Avantage au score + supériorité numérique + domination dans le jeu, ça sentait drôlement bon. Les joueurs d'Erik Gerets le respiraient à plein poumon, quand ils complétaient la marque d'un nouveau but. Koné trouvait facilement Cana plein axe. Contrôle de la poitrine de l'Albanais à l'entrée de la surface et frappe enchaînée au ras du poteau. Quel frisson durant les millièmes de secondes qui s'écoulèrent avant que le tir n'atteigne sa cible ! Et quel tonnerre de joie dans le camp marseillais ensuite !
Il restait moins d'une demi-heure, et à moins de connaître d'étonnantes défaillances dans ce laps de temps, l'OM semblait avoir fait le pas décisif vers son beau succès.
Il n'eut pas de sursaut. Le combatif Mears interdira ceux de Rothen dans son couloir. Et ses partenaires en firent de même chacun dans leur zone, grâce à un quadrillage impeccable. Des Olympiens qui pouvaient bien se laisser griser à enchaîner des passes à 10 sous les Olés de 2000 supporters euphoriques et fiers. La communion se prolongera bien au-delà du coup de sifflet final, au pied de leur tribune.
L'OM a effacé le match aller et affiché ses ambitions pour la fin de saison de façon retentissante. Dimanche soir, l'OM, c'était trop bon. Dans tous les sens du terme...

Laurent Oreggia
Photos : Yannick Parienti
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# Posté le lundi 16 mars 2009 05:20